Outils

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Voici un aperçu non exhaustif des outils utilisés en coaching.

Approche systémique

Le reflet systémique permet au coach de saisir la réalité du client dans son environnement. Face à une situation problématique que le client souhaite voir changer, la relation qui se créée avec le coach peut correspondre à la relation entre le client et les acteurs avec lesquels il interagit. Il y a un parallèle entre les interactions “réelles” et celles établies dans la relation de coaching. Il est donc possible de changer sereinement ces interactions en confiance avec le coach pour ensuite développer les moyens de changer dans la “réalité”.

La systémique considère qu’agir sur un élément du système influence le système dans son entièreté. C’est pour cette raison qu’une bonne relation de coaching est intégrée dans son environnement. De même, dans le cadre d’une relation tripartite, le commanditaire est prêt à accepter les changements d’interactions liées à un coaching réussi.

L’écoute active

“Qui parle sème, qui écoute récolte”.
Écouter, c’est entendre les messages du corps, de l’intonation et des paroles dans une position de réception bienveillante qui donne la place à l’autre. Grâce à la reformulation et au feedback, l’individu peut s’entendre pour prendre conscience de lui-même et trouver la solution juste. Il peut prendre conscience de ce qu’il dit réellement grâce à la reformulation du coach qui agit alors comme miroir. Reformuler permet aussi au coach de comprendre toutes les implications de la problématique du client et de valider sa compréhension.

Le questionnement

La question n’a d’intérêt que dans la réponse qu’elle suscite“.
Poser une question c’est déjà connaître la réponse. Le coach est un peu à l’image de Socrate, à une question il répond par une question pour s’assurer de l’engagement du client sur sa propre voie. Le coach part du principe que des deux, c’est le client qui est expert en sa matière, c’est lui qui a les réponses à ses questions. Le coach a comme rôle de poser des questions pour l’aider à sortir de son impasse lorsque la manière de poser son problème l’empêche d’avancer.

La question a pour intérêt de faire réfléchir le client sur ce qu’il vient de dire. Le but est de l’amener à découvrir la multitude de possibles qui existe simultanément à sa représentation de lui-même et de son univers. Il existe plusieurs types de questions, en voici quelques exemples:

> Questions paradoxales : Comment faites-vous pour échouer ? En quoi est-ce un problème ?
> Questions puissantes: Si cette “difficulté” ne préoccupait pas votre esprit, quelle véritable ambition souhaiteriez-vous?
> Questions qui orientent vers la solution : Comment feriez-vous si vous saviez le faire ? Comment saurez-vous que vous aurez réussi ?
> Questions qui pèsent le pour et le contre : Quels sont les avantages de ce résultat ? Quels sont les inconvénients à réussir ? Que peut-il arriver de meilleur / de pire ?
> Questions qui mènent à l’essentiel : Et si vous deviez me résumer cela en une phrase ? En un seul mot ?
> Questions sans question : Reprendre la phrase en la répétant (tout ou la fin), se taire, reformuler le dit et reformuler le sentiment.

Approche paradoxale

Prêcher le faux révèle le vrai, prescrire le symptôme débloque le refus de changer, prendre un détour est le chemin le plus rapide vers le succès. Cet outil bouscule, il est à la source d’un déclique menant à un changement radical. Françoise Kourilsky est une référence en la matière avec son livre “du désir au plaisir de changer”.

Constructivisme

Le monde correspond aux représentations qu’on sen fait. Ce qui nous arrive et nos perceptions sont des constructions issues de nos sens et de nos expériences précédentes. Ce qui implique que pour retrouver un vécu positif, il suffit de changer de vision sur le monde. Ce ne sont pas les choses qui sont bonnes ou mauvaises, mais le regard qu’on porte sur elles. Ce ne sont donc pas les choses qu’il est bon de changer, mais notre vision à leur égard.

Programmation Neuro-linguistique ou PNL

La PNL est née des recherches de Richard Bandler et John Grinder en 1972 à l’Université de Santa Cruz. Leur volonté est d’analyser l’excellence dans la communication et découvrent, grâce à une observation minutieuse de grands communicateurs au talent exceptionnel, de nombreux élémentss constants dans une communication efficace. Ils décident dès lors de créer des modèles performants ou modes d’emploi de la communication en élaborant une série de techniques. Pratiquer la PNL, c’est s’intéresser au “comment” (faire pour que les choses changent) plutôt qu’au “pourquoi” (les choses sont-elles comme elles sont).

L’Analyse transactionnelle

Fondée par un médecin psychiatre, Eric Berne, dans les années 1950 à 1970, l’AT est une théorie de la personnalité (les états du Moi: parent, adulte, enfant) et des interactions (échanges, transactions). L’AT permet de prendre conscience de ce qui se joue ici et maintenant, quel Etat du Moi répond à quel Etat du Moi de l’autre. Cette technique permet également de comprendre les jeux psychologiques qui s’enclenchent tels un disque rayé, avec comme point de départ le besoin de reconnaissance et comme point final un sentiment de malaise. Stephen Karpman a élaboré un des jeux les plus connus : le triangle dramatique représenté par la matrice Victime, Sauveur et Bourreau. Etre l’un des trois c’est devenir alternativement les trois à d’autres moments.

L’AT s’intéresse également à la structuration du temps en classant 6 manière de structurer son temps en fonction de l’importance du signe de reconnaissance souhaité (obtenu). Un des apports majeurs de l’AT sont les positions de vie. Ces scénarios s’articulent autour d’un axe représenté par un Moi fort ou faible et les Autres considérés comme forts ou faibles. Il en résulte quatre positions de vie: OK/OK, KO/KO, KO/OK, OK/KO.

Taibi Kahler a identifié 5 drivers ou mini scénarios de comportement: Sois Fort, Sois Parfait, Fais Plaisir, Fait Vite, Fait des Efforts.