Management

“Avec le temps, l’herbe se transforme en lait” Lao Tzeu

Le 27 janvier 2012 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

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Sans doute que, de prime abord, cette phrase ne vous dit rien ou vous paraît caduque, aberrante, complexe, farfelue. C’est vrai que l’herbe ne se transforme pas en lait, c’est impossible…si vous regarder avec des œillères ou si vous pensez dans la boite. Il se fait que c’est courant de voir les choses rapidement, avec des raccourcis ou des limites. C’est presque humain.

Ce que cette phrase à de génial est double, et me paraît être une piste pour certains de nos maux contemporains:

  1. Avec le temps”: je suis sidérée par la répétition trop courante de la phrase assassine et stérile “je n’ai pas le temps”. Nous courons tous beaucoup trop, le court terme prime sur toute forme de patience, la réciprocité immédiate est devenue l’exigence au détriment du don ou de l’entraide. Prendre le temps est presque un affront insolent proche de la folie. Or, ne vivons-nous pas plus vieux, n’avons-nous pas des outils pour nous permettre d’économiser du temps pour réfléchir, décanter, ressentir, digérer?
  2. Trouver l’acteur de changement: ce que cette la phrase “L’herbe se transforme en lait “laisse entendre c’est qu’en laissant agir la nature, quelque chose de grossier et rebutant comme l’herbe peut devenir aussi précieux que du lait. Il ne sert à rien de tout vouloir faire soi-même, c’est présomptueux et éreintant. Par contre, trouver et utiliser l’acteur de changement est primordial et ce dans toutes les sphères de notre vie. Il se peut par exemple que ce soit votre enfant de 2 ans qui trouve la solution à votre problème au travail en vous offrant un autre angle de vue… Qui sait?

COACHING DE LA SEMAINE

  • Comment pouvez-vous prendre du temps pour vous, pour vos amis, votre famille? Sentez le bien-être d’être connecté à soi ou aux autres, c’est cela la vraie valeur qui satisfait les humains. N’êtes-vous pas systématiquement heureux après une soirée entre amis ?
  • Si vous bloquez sur un problème, prenez de la perspective et regardez-le avec d’autres yeux. Quels sont les acteurs de changement qui peuvent vous aider? Qui a la clef ?

Finalement, ce que cette phrase laisse entendre, c’est que vous aussi vous pouvez vivre la vie de millionnaire et vous faire servir et cela sans verser un centime, simplement en étant malin …

Coachement vôtre,

Sara Bigwood

Coache certifiée ICF (ACC)
Mène les individus et les équipes vers plus de proactivité
Spécialisée en management et communication

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En quoi l’empathie offre-t-elle plus de contrôle?

Le 1 décembre 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

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En tant que manager, directeur, parent ou même conjoint, vous souhaitez sans doute garder le contrôle sur ce qui se passe autour de vous, sur les réactions des autres, sur l’attitude de vos enfants dans des situations particulières. Pour y arriver, vous utilisez sans doute le contrôle sous forme d’injonction, d’exigence ou de menace avec parfois des frustrations ou des coups de gueule. Avec quel résultat? Aucun.

Il est normal de vouloir contrôler, c’est une manière de se rassurer quant à sa place, son influence dans un monde complexe et changeant. Il y a d’autres raisons bien entendu, que je résume un peu vite ici. Ce qui est donc intéressant c’est d’aller sonder ce qui se cache derrière cette volonté de contrôler et de réfléchir à d’autres moyens pour y parvenir.

Dans le cas où le contrôle a pour but de vous sentir connecté aux autres et de voir rapidement les effets de votre action dans leurs comportements alors il existe une solution paradoxale ultra efficace: l’empathie.

Pour synthétiser, l’empathie est cette capacité à se mettre à la place de l’autre sans se perdre soi, c’est comprendre ce que vit l’autre sans le vivre soi-même (dans ce cas il s’agit de sympathie). En étant empathique, vous créez immédiatement chez l’autre le sentiment d’exister, d’être entendu et parfois d’être compris. Ce qui les calment instantanément et les rapprochent de vous.

Par exemple, votre collègue s’emporte à nouveau sur l’injustice qu’il subit. Au lieu de nier son vécu intérieur en lui lançant sèchement “ça suffit” ou “ce n’est rien”, ce qui l’enflamme souvent de plus belle, mieux vaut lui dire “je comprends, c’est désagréable de…”. Par magie, comme son émotion est entendue et reconnue, il se calme de lui même. Vous avez laissé l’autre conduire sa propre voiture sans lui commander de tourner ou freiner lorsque vous le voulez. Vous lui avez juste montré où se trouve les pédales et il a pu choisir de les utiliser ou non.

COACHING DE LA SEMAINE

Quoi de mieux que de renforcer votre muscle empathique à l’aube des fêtes de fin d’année. Il vous permettra de mieux gérer l’oncle ronchon ou la grande tante cassante. Voici quelques éléments clés de l’empathie:

  • Mettez vos sensations de côté sans les nier, ne leur donnez pas voix.
  • Cherchez l’émotion qui se cache derrière le comportement ou la phrase assassine et reflétez-là à son émetteur.
  • Intéressez-vous à l’émotion plus qu’au contenu de ce qui est dit ou fait.
  • Laissez le choix à l’autre d’ajuster son comportement en ne reflétant que l’émotion sans parler de solution.
  • Observez les indices typiques des grandes émotions.

Coachement vôtre,

Sara Bigwood

Coache certifiée ICF (ACC)
Consultante certifiée MBTI
Spécialiste en communication et people management
Auteure de “Baby Coaching” Ed De Boeck (www.babycoaching.be).

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Comment motiver de l’intérieur?

Le 23 novembre 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

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Vous connaissez certainement la non vertu de la motivation extérieure; que ce soit le bâton qui frappe (ou motivation par la peur) ou la carotte qui fait grossir (ou motivation par la récompense). Aucune de ces approches n’est réellement pérenne parce qu’elle n’est pas nourrie par le ” motivé”, elle n’est pas désirée, elle est mue par la volonté d’éviter.

Il est fort tentant dans le monde du travail de nourrir un sentiment de contrôle basé sur la peur, sur la menace ou sur le chantage: “si tu ne fais pas cela, tu risques ceci”… Les conséquences sont connues et n’alimentent qu’un système pauvre en confiance et en performance. C’est également le cas en famille où pour gérer les sautes d’humeur des enfants, il est parfois plus facile de contrôler par la menace (“si tu n’arrête pas tout de suite de hurler, tu n’auras pas de dessert”).

L’inverse est vrai aussi et peut-être connaissez-vous ce scénario du parent qui promet une récompense si son enfant mange bien, reste sage ou ne touche pas à l’étalage. Comme le manager qui motiverait son équipe en miroitant le drink de fin de semaine ou pire, une promotion sans ajustement de salaire ni de contrat.

Alors comment faire pour motiver?

C’est simple et complexe à la fois. Simple, parce qu’en réalité il suffit d’en faire moins pour obtenir plus (moins de promesse, moins de pression, moins d’attentes…); et complexe parce qu’il faut sortir de l’attente d’un résultat immédiat rassurant pour laisser la place à un rythme qui risque de différer du vôtre.

Motiver de l’intérieur c’est reconnaître l’autre dans sa singularité tout en lui donnant l’espace et la liberté de choisir. Ok, c’est joliment dit, seulement concrètement comment ça marche? Tout commence par une bonne dose de confiance en soi et de confiance en l’autre, ensuite de questionnement du genre: te rappels-tu de notre contrat? Tu te souviens donc bien qu’il est mentionné que tu fournisses telle prestation selon tels critères? J’observe depuis quelques temps que tu ne respectes plus ces termes, le vois-tu? Comment peux-tu faire pour rétablir la situation?

La clef réside dans le questionnement dont la dynamique évite de juger et place la personne directement dans sa responsabilité.

COACHING DE LA SEMAINE

Il y a bien trop de situations pour résumer ici les questions magiques. Toutefois, vous pouvez prendre l’habitude de poser celles qui suivent:

  • Qu’as-tu besoin pour atteindre tel résultat?
  • Comment peux-tu contribuer à tel objectif?
  • Où penses-tu que le problème se situe?
  • Quelle peut-être la solution selon toi?

En ce qui concerne les enfants, surtout ceux en bas âge (0 à 6 ans), mettez des mots sur ce qu’ils ressentent et vivent en vous rappelant qu’il est normal pour eux d’exprimer leur force de vie. Faites en sorte de définir un cadre et des règles de vie en communauté comme celle qui veut qu’on ne court pas à l’intérieur mais dehors. Rappelez-vous aussi que parfois vous demandez à votre enfant de cesser quelque chose qui vous dérange; parlez donc de ce qui vous dérange en premier pour bien cadrer qu’il s’agit de votre avis et non de sa faute.

Coachement vôtre,

Sara Bigwood

Coache certifiée ICF (ACC)
Consultante certifiée MBTI
Spécialiste en communication et management
Auteure de “Baby Coaching”, Ed De Boeck, www.babycoaching.be

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Comment être puissant sans être autoritaire?

Le 9 novembre 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

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Etes-vous aussi de ceux qui frémissent lorsqu’on parle de puissance, vous défendant de ne pas être imbu de vous-même, respectueux des autres, fragilisé par le pouvoir…? Si oui, c’est que vous confondez puissance et pouvoir.

La puissance est nécessaire, vitale, partie prenante de notre identité et de notre force. La puissance provient de tout ce qui nous rend fier, de tout ce qu’on accompli pour soi, de tout ce qui nous positionne dans notre possible. La puissance est une relation à soi.

Le pouvoir c’est cette emprise sur l’autre, cette influence qui peut parfois enfermer l’autre ou le rendre puissant, c’est un statut ou des droits, voire des obligations. Le pouvoir est une relation à l’autre basée sur l’autorité.

Pourquoi est-ce important de se sentir puissant? Tout simplement parce que sans cela nous pourrions nous sentir impuissant, victime, à la merci des autres; un peu comme la Sabena et la Swissair ou Dexia qui se sont laissé évider.

Se sentir puissant c’est être en contact avec son aptitude à créer, avancer, se défendre, s’indigner, exiger, donner, recevoir… Être puissant c’est se reconnaître comme une personne à part entière, à la fois fragile et forte, en pleine possession de ses moyens.

J’étais impressionnée par la force contagieuse de la puissance en écoutant une amie enceinte qui me parlait de ce sentiment de puissance qui l’animait lors de ces accouchements précédents et qui lui donnait cette force tranquille et cette aura tant magnifique que sereine à l’idée d’accoucher à nouveau. C’est cela la puissance, elle ne s’impose pas aux autres, elle les inspire.

COACHING DE LA SEMAINE

Vous n’êtes pas que victime, faiblesse, échec. Vous êtes aussi possible, création et réussite. Pour rétablir l’équation et vous sentir en contact avec votre puissance, voici quelques questions auxquelles vous pouvez répondre une fois par jour pour nourrir cette puissance:

  1. De quoi suis-je fier/fière?
  2. Qu’ai-je accompli aujourd’hui, qu’est-ce que j’ai réussi (en toute sincérité!!)?
  3. Comment ai-je pu me protéger aujourd’hui pour me respecter?
  4. Quelles permissions me suis-je octroyer pour atteindre ce que je voulais?

Coachement vôtre,

Sara Bigwood

Coache certifiée ICF (ACC)
Consultante certifiée MBTI
Spécialiste en communication et management
Auteure de “Baby Coaching” Ed De Boeck (disponible sur Amazon.fr).

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Comment créer une relation de confiance en une minute?

Le 20 octobre 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

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Nous avons tous envie d’être apprécié et reconnu. Seulement, nous savons aussi que nous sommes perçus différemment selon les contextes et les personnes que nous rencontrons. Par ailleurs, nous vivons dans une société et à une époque où le contact est partout, nécessaire et immédiat. Alors comment faire pour créer la confiance en une minute, réellement comme virtuellement?

Posez-vous la question de savoir ce qui vous plait le plus tant au travail comme dans votre vie privée? La réponse: être entendu(e). Il suffit donc d’entendre l’autre, de reconnaître sa présence en le lui exprimant verbalement et/ou non verbalement.

Pour y parvenir, il existe deux trucs infaillibles utilisés par les excellents vendeurs et les coachs puissants: s‘intéresser à l’autre et le silence.

S’intéresser à l’autre consiste à parler en “tu” ou “vous” (attention de ne pas juger ni d’imposer son avis), d’exprimer ce que l’autre pense ou ressent, de faire émerger les besoins de l’autre et cela en utilisant des mots positifs (en évitant donc le doute, la crainte et la négation). Laissez toujours la liberté à l’autre de refuser votre suggestion.

Utiliser le silence c’est être à l’écoute de l’autre tout en étant présent; hochez de la tête pour montrer votre intérêt, soyez tourné vers l’autre et disponible à entendre ce qu’il/elle dit. Surtout, n’intervenez pas durant au moins 45 secondes pour laisser l’espace à l’autre pour parler, il adore ça !

Au final, en une minute, vous créez un sentiment de confiance à votre égard tout en obtenant une multitude d’informations sur l’autre. Si vous êtes manager, directeur, vendeur ou même coach, cette attitude est précieuse et vous permet d’en faire moins tout en obtenant plus.

COACHING DE LA SEMAINE

  • Exercez-vous à poser des questions qui parlent de l’autre et non de vous: “comment as-tu perçu la présentation?”, “Quand penses-tu pouvoir rendre le projet?”, “Comment vois-tu le diner de ce soir?”…
  • Faites émerger les impressions de l’autre: “c’est sans doute difficile pour toi de recevoir une telle critique”, “tu es certainement fier du compliment que X t’as fait”…
  • Puis écouter simplement, en étant disponible et présent. Observez ce que cette posture vous apporte et vérifier la sensation que l’autre à de votre présence.

Coachement vôtre,

Sara Bigwood

Coache certifiée ICF (ACC)
Consultante certifiée MBTI
Spécialiste en communication verbale et non verbale
Auteure de “Baby Coaching”, Ed De Boeck (disponible à la Fnac, sur Amazon et dans toutes les librairies).

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Lâcher prise c’est le challenge d’une nouvelle prise

Le 6 octobre 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

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Quoi de plus difficile que de lâcher prise, un peu à l’image du paradoxe “soit spontané” où le simple fait de devoir se concentrer empêche même d’être libre.

Le lâcher prise peut faire peur parce que le mot “lâcher” évoque souvent “perte, manque, absence, dilution, vide, solitude…”. Or, quoi de plus normal que de trembler à l’idée de perdre le contrôle. En fait, c’est là que se cache la confusion et la source de toutes les résistances: lâcher prise ne veut pas dire “perte de contrôle” mais bien “nouvelle prise”.

Refuser le lâcher prise, c’est comme rouler en voiture sans jamais quitter la première vitesse de peur de perdre le contrôle. Les conséquences peuvent être souvent inadaptées aux situations (rouler à du 30 km/h sur l’autoroute est tout aussi suicidaire que de faire du 120 km/h en ville).

Or, passer à la deuxième implique de débrayer, de suspendre un temps la prise du moteur, pour ajuster une nouvelle prise, la deuxième, qui permet d’avancer exactement en phase avec la situation. Tout challenge implique une part d’inconfort, le tout est d’embrasser cet inconfort comme indicateur de sécurité.

COACHING DE LA SEMAINE

Pour vous aider à lâcher prise, choisissez une situation qui le nécessite et suivez les étapes suivantes:

  1. En quoi la prise actuelle pose-t-elle problème?
  2. Quel est la nouvelle prise, le changement que vous souhaitez? Visualisez-la.
  3. Comment voyez-vous le passage de l’une à l’autre? Quel inconfort va émerger?
  4. Comment pouvez-vous avoir confiance dans vos ressources pour faire face à cet inconfort?

Coachement vôtre,

Sara Bigwood

Coache certifiée ICF (ACC)
Consultante certifiée MBTI
Spécialisée en communication et management
Auteure de “Baby Coaching”, Ed De Boeck

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