Réseauter est important pour tout vendeur, entrepreneur ou manager. L’amalgame veut que pour ces personnes, réseauter soit synonyme de vendre, alors qu’en réalité le “networking” consiste à échanger des informations, partager avec l’autre ses projets et ces besoins.
L’idée centrale du réseautage est qu’un maillon B peut avoir entendu les besoins d’un autre maillon A, puis, plus tard, rencontrer un maillon C possédant la solution. Le réseau agit lorsque le maillon B met en contact les deux autres. La puissance du réseau réside dans le second degré, le réseau des personnes d’un réseau.
Ce qui est d’ailleurs fort soulageant. Car qui n’a pas angoissé en se rendant à un diner ou un événement de réseautage à l’idée de trouver parmi tous ces gens le prospect tant désiré. Ou encore, de rencontrer le plus de personnes ou récolter le plus grand nombre de carte de visite.
La bonne nouvelle est que ce comportement est inutile. Le réseau ne sert pas à vendre, il sert à partager des informations, construire des relations, gérer les relations existantes, agir de manière réactive (accepter de l’aide) et proactive (proposer de l’aide).
Il n’y a que trois étapes à retenir pour se comporter en excellent “réseauteur”:
1. Créer le contact
Les 20 premières minutes sont difficiles pour tout le monde. On se demande à qui on peut bien parler, de quoi et comment faire taire ces papillons dans l’estomac. Voici trois trucs fournis par Jan Vermeire, le coach en networking: nous partageons tous au moins trois choses dans ces moments douloureux de début d’événement:
- le contenu (le thème de la soirée, le nom de l’orateur…)
- l’organisation (le cercle, la personne qui organise…)
- la localisation
Ces trois thèmes permettent d’entrer en contact en abordant l’un de ces trois sujets tout à fait à porter de langue.
Attention, vouloir paraître sûr de soi alors que l’angoisse tiraille le ventre est inutile. Le plus simple et le plus aisé pour se connecter à l’autre est de tout simplement exprimer l’émotion. C’est magique comme tout d’un coup la personne souhaite aider, parce que elle aussi partage cette émotion!
Par contre, parler de la météo ou des embouteillage ne créé qu’ennui et laisse entendre une pauvreté d’intérêt.
2. Maintenir la conversation
Il s’agit du second stress, le premier étant d’entrer en contact. Maintenant que cela est fait, comment maintenir une conversation sans perdre pied ou paraître idiot.
C’est simple, en posant des questions du style:
- Que faites-vous? Quel est votre métier?
- Pouvez-vous m’en dire plus?
- Pouvez-vous m’expliquer plus précisément?
- Pouvez-vous me donner un exemple concret (de l’utilisation de votre produit/service)?
….
Bien sûr, l’intérêt de la question réside dans la réponse qu’elle suscite. Ecouter est bien entendu nécessaire. C’est en s’informant et en demandant des précisions qu’il est possible de se faire une idée précise de qui est l’autre, de quels sont ses projets et de créer l’opportunité de pouvoir l’aider plus tard ou d’aider quelqu’un d’autre.
L’important est de retenir les informations obtenues, pour qu’à un autre moment elles puissent servir. Il se peut que cette personne soit une solution pour quelqu’un de votre réseau, ou inversement, que vous connaissiez une personne qui peut être une solution pour ce contact. Il s’agit là du fonctionnement clé du réseautage.
3. Terminer une conversation
Tout simplement en introduisant la personne à quelqu’un d’autre. La différence avec la “bon débarras” est l’intention réelle de mettre deux personnes en contact. Pour pouvoir être introduit, il est important d’exprimer son objectif ou son intérêt.
L’importantdonc est de bien définir ses objectifs pour entrer en contact avec d’autres ou solliciter son réseau. D’après une étude, les objectifs écrits ont 300% plus de chance d’être atteint!
Une fois l’objectif écrit, il est important de se demander comment le réseau peut aider à l’atteindre, quelle est la personne la mieux placée? L’atout est de penser à des personnes inconnues mais dont la fonction est utile pour la réalisation de l’objectif. Il se peut qu’une connaissance la connaisse. Un coup de téléphone à cette connaissance pour lui demander d’être introduit est plus efficace que d’envoyer un “cold mail” ou d’effectuer un “cold call” , au risque de ne jamais obtenir de réponse.
Le livre “Let’s connect” est un outil précieux pour en apprendre plus sur le networking. De même que le site www.networking-coach.com