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Adopter une position d’infériorité pour gagner la supériorité

Le 22 mars 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

Citations | Communication | Leadership | Réflexions
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en faire moins pour plus de résultat

Pour ouvrir l’esprit de quelqu’un, le meilleur outil est d’observer par quel côté il envisage une chose, une conception, puisqu’elle est souvent vraie sous cet angle-là, et lui avouer cette vérité. Ensuite, lui faire découvrir le côté par lequel elle est fausse.

Cette manière d’agir est acceptable parce qu’elle induit que la personne ne s’est pas trompée, elle manquait simplement de voir tous les aspects. Ce qui peut l’amener à changer d’opinion sans grande résistance.

Outil de leadership

La force de cet outil de leadership réside dans l’astuce que l’interlocuteur ne se sent pas contraint à changer d’opinion, il est doucement guidé vers le changement, comme s’il s’agissait d’une évolution naturelle de sa propre pensée, non imposée par d’autres.

Le postulat de ce style de leadership veut qu’on se persuade et se motive mieux par ce qu’on a soi-même trouvé que par des raisons externes. Il suffit d’amener l’autre à se manifester d’abord, puis à reconnaitre sa vérité, pour ensuite le convaincre de découvrir quelque chose.

Comment? Laisser l’autre parler en premier. Si tel n’est pas le cas, commencer par poser une question. Ce qui offre le double avantage d’exposer son mode de pensée tout en lui permettant de se sentir au centre de l’attention.

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De difficile à facile

Le 21 mars 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

Citations
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Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles
Sénèque

Plus on cogite sur une chose que nous n’osons pas faire, rationalisant en trouvant toute sorte d’excuses, plus la chose en question prend de la “valeur”, grandi jusqu’à neutraliser complètement notre courage. D’une petite peur, on construit rapidement un barrage intersidéral.

Ce qu’on garde en soi paraît souvent beaucoup plus grand et insurmontable que ce qu’on exprime. J’y vois là sans doute un lien avec l’espace limité que nous avons en nous, comparé à l’immensité de l’extérieur. N’avons nous pas tous ce sentiment de soulagement lorsqu’on exprime finalement quelque chose retenu depuis longtemps.

Le fait de faire ou d’exprimer recadre “l’insurmontable” qui, reprenant sa place, ne devient en fait qu’un petit caillou le long de notre chemin. Plus on cale sur ce caillou, plus le mur de caillou grandi. Alors que le prendre et le placer sur le bord du chemin dès le début est nettement plus facile et simple. Un peu comme les factures qu’on retarde avant de les payer, croyant gagner en confort. Au final, c’est un labyrinthe administratif assortis d’intérêts de retard. Il n’y a pas moyen d’être plus compliqué.

Si nous n’osons pas c’est que nous avons peur. Ce qui est tout à fait normal et humain, surtout si la chose à faire demande un petit défi, ou invite à sortir de zone de confort. La peur est bonne, elle nous préparer à affronter au mieux la situation. C’est l’effet positif du stress.

Le stress est naturel, inévitable et nécessaire. Mais il est bon lorsqu’il trouve des soupapes. L’action en est une. Si une chose nous fait peur, une manière de nous soulager est de la faire. Attendre contribue à amalgamer le stress, qui ne trouve plus aucun exutoire et devient alors paralysant. C’est exactement ce que nous souhaitions éviter en ayant peur, peur que la chose nous paralyse et nous détruise. Or, ce n’est pas la chose qui détruit mais l’attente.

N’avons-nous pas eu peur des milliers de fois dans notre vie. Presque systématiquement lorsque nous faisions quelque chose pour la première fois. Sachant cela, n’est-il pas étonnant d’oublier cette vérité humaine et de systématiquement se laisser surprendre par l’inertie.

Nous avons eu peur a chaque nouvelle chose entamée. Le savoir et reconnaître cette vérité comme aussi existentiel que respirer permet de relativiser le sentiment pour se focaliser sur les moyens à déployer. La vie nous a appris que cette peur mène vers l’expertise, celle gagnée en ayant agit.

C’est donc simple, oser faire est la seule solution vers le bonheur, l’équilibre et la réussite.

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Du jugement à l’opportunité

Le 20 mars 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

Citations | Management
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Le nez dans le guidon, mu par des rêves et des attentes, nous sommes souvent frustré parce que les choses ne vont pas comme nous le souhaitons.

Et ce mécanisme fonctionne à l’avenant. Les embouteillages, un enfant malade, la pluie, un changement dans la conduite d’un projet….sont autant de choses qui peuvent nous fâcher.

On se juge, exhultant “c’est pas vrai, y a qu’à moi que ça arrive”, “comment je vais faire maintenant?”…. Si ce n’est pas quequ’un de notre entourage qui nous sabote par un “vraiment, t’es nul” ou “comment tu fais pour toujours ….”.

Bref, le résultat est pessimiste. Or, tous ces contretemps font parti de la vie. S’il y a bien une certitude sur terre, c’est que rien ne fonctionne comme prévu, tout est soumis aux aléas de la vie. La vie est issue de la complexité, ce qui est un énorme avantage, mais c’est aussi ce qui la rend foncièrement aléatoire. Tout bouge et alors qu’il serait plus fructueux de suivre le mouvement, on se fige, on se raidit et on éructe.

Lao Tseu a utilsé une métaphore bien jolie pour expliquer combien le jugement est inutile, stérile et figé. Adopter une attitude en phase avec les fluctuations de la vie, dans le sens du courant est nettement plus fructueuse.

L’idée majeure est que derrière chaque contretemps ou frustration se cache en réalité une énorme opportunité. Pour la déceler, il est nécessaire de s’ancrer dans le présent, de ne pas regarder avec les yeux d’hier, ni d’anticiper le futur.

Voici cette très belle histoire du cheval blanc:

“Il y avait dans un village, un vieil homme qui était très pauvres, mais les rois eux-mêmes le jamousaient car il possédait un magnifique cheval blanc. Ils lui offraient des sommes fabuleuses pour ce cheval, mais l’homme refusait à chaque fois: “ce cheval n’est pas un cheval pour moi, c’est une personne. Et comment pouvez-vous vendre une personne, un ami?” Il était pauvre, mais jamais il ne vendit son beau cheval.

Un matin, il s’aperçut que le cheval n’était pas dans son écurie. Tous les villageois se rassemblèrent et s’exclamèrent: “pauvre fou de vieillard! Nous savions qu’un jour ce cheval serait volé. Il aurait mieux valu le vendre. Quel malheur!”

Le vieillard répondit “N’allez pas si loin. Dites simplement que le cheval n’est pas dans l’écurie. Ceci est un fait, tout le reste est un jugement. Je ne sais si c’est un malheur ou une bénédiction, car ce n’est qu’un fragment. Qui sait ce qui va suivre?”

Les gens se moquaient de lui, en fait ils avaient toujours pensé qu’il était un peu fou. Mais quinze jours après, soudain, une nuit, le cheval revint. Il n’avait pas été volé, il s’était simplement échappé. Et il ramenait avec lui une douzaine de chevaux sauvages!

Les gens s’assemblèrent à nouveau: “vieil homme, tu avais raison, dirent-ils, ce n’était pas un malheur. En réalité cela s’est avéré être une bénédiction.”

Le vieillard répondit: “De nouveau, vous allez trop loin. Dites simplement que le cheval est de retour. Qui sait si c’est une bénédiction ou non? Ce n’est qu’un fragment. Vous lisez un seul mot dans une phrase – comment pouvez-vous juger du livre tout entier?”

Cette fois, ils ne purent ajouter grand-chose, mais en eux-mêmes ils savaient qu’il avait tort. Douze magnifique chevaux étaient arrivés!

Le vieil homme avait un fils unique qui commença à dresser les chevaux sauvages. A peine une semaine plus tard, il tomba de cheval et se brisa les jambes. A nouveau les gens se réunirent et, à nouveau, ils jugèrent. “Tu avais encore raison, c’était un malheur! dirent-ils. Ton fils unique à perdu l’usade de ses jambes, et il était le seul soutien de ta vieillesse. Maintenant, te voilà plus pauvre que jamais!”

“Vous êtes obsédés par le jugement, répondit le vieil homme. N’allez pas si loin. Dites seulement que mon fils s’est brisé les jambes. Personne ne sait si c’est un malheur ou une bénédiction. La vie vient par fragment et vous ne pouvez tout connaître à l’avance.”

Quelques semaines plus tard, il advint que le pays entra en guerre et tous les jeunes gens de la ville furent réquisitionnés de force par l’armée. Seul le fils du vieil homme ne fut pas pris, car il était infirme. La ville entière se lamentait et pleurait: c’était une guerre perdue d’avance et tous savaient que la plupart des jeunes gens ne reviendraient jamais. Ils se rendirent auprès du vieil homme: “Tu avais raison, reconnurent-ils, cet accident s’est avéré être une bénédiction pour toi. Il se peut que ton fils soit infirme, mais il est encore avec toi. Nos fils sont partis pour toujours.”

Le viel homme dit encore: “vous continuez à juger sans cesse. Personne ne sait! Bornez-vous à dire que vos fils ont été contraints d’entrer à l’armée et que mon fils ne l’a pas été. Seul Dieu, le Tout, sait s’il s’agit d’une bénédiction ou d’un malheur.”

Ne jugez pas, sinon vous ne connaîtrez jamais le Tout. Vous serez obsédés par des fragments, et à partir de petits détails vous vous hâterez de conclure. Dès que vous jugez, vous cessez de croître. Le jugement vient d’un état d’esprit desséché, statique. Et le mental ne cesse de juger, car le fait d’être en mouvement est toujours hasardeux et inconfortable.

En fait, le voyage ne s’arrête jamais. Un chemin se termine, un autre commence; une porte se ferme, une autre s’ouvre. Vous atteignez un sommet, un plus haut sommet apparaît toujours. Seuls ceux qui sont assez courageux pour ne pas se soucier du but, ceux qui sont heureux du voyage, content de vivre l’instant et de croître à travers lui, ceux-là seuls sont capables de marcher avec le TOUT.”

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Le changement

Le 17 mars 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

Citations | Réflexions
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Le vent d’une porte qui se ferme en ouvre toujours une autre

Fermer la porte sur le passé est une chose difficile. Qui ne l’a pas laissée ouverte sur une pièce trop incofortable, étriquée, dangereuse, vide, de peur d’oublier, perdre ou casser quelqu’un ou quelque chose.

Or, pour vraiment bien passer à quelque chose d’autre, il vaut mieux bien fermer la porte de ce qu’on faisait avant. Comment entrer sans sortir?

Ce qui est rassurant, c’est que lorsque quelque chose est fini, une autre nait. Perdre quelqu’un est triste, le vide de son absence fait souffrir. Mais ce vide créé également la possibilité de rencontrer quelqu’un d’autre. Cette diversité est source de richesse et d’évolution. A ce titre, changer est bénéfique.

D’autant plus que nous sommes contraint à évoluer. Personne ne reste sur place. Imaginez-vous porter encore les vêtements de votre enfance, ne serait-ce pas inconfortable et inconvenu. Il est tellement plus agréable de s’acheter des vêtements neufs qui nous mettent en valeur et dans lesquelles nous nous sentons bien.

Changer, c’est laisser la porte se fermer, sans contrôle, en acceptant ce moment de suspension inconfortable et nécessaire. Il s’agit alors de suivre le courant et de laisser ouvrir la porte sur quelque chose de nouveau qui nous convient.

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Coaching et puissance

Le 16 mars 2011 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

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One deepest fear is not that we are inadequate. One deepest fear is that we are powerful beyond measure. It is our light, not our darkness that most frighten us
Nelson Mandela

La plupart des problématiques rencontrées en coaching concerne les blocages et les freins que nous avons concernant ce dont nous sommes capable de faire.

Réussir fait peur. L’enjeu du succès est à ce point lourd, qu’il est préférable de rester dans l’ombre ou dans l’inertie.

Les raisons sont multiples. Je ne vais pas en faire étalage ici. Le constat est que le coaching permet à tout un chacun d’accepter le succès et de le jalonner à petit pas pour bénéficier du plaisir de réussir.

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Le printemps et sa métaphore du présent

Le 20 mai 2008 par Sara Bigwood, Coache à Bruxelles

Citations | Réflexions
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Si tu es las et que la route te paraît longue,
Si tu t’aperçois que tu t’es trompé de chemin,
… recommence.

Si ta vie te semble trop absurde,
tu es déçu par trop de choses et trop de gens,
Ne cherche pas à comprendre pourquoi,
… recommence.

Car l’arbre bourgeonne en oubliant l’hiver,
le rameau fleurit sans demander pourquoi,
l’oiseau fait son nid sans songer à l’automne,
Car la vie est espoir et recommencement.
Lettre d’Ayrifagnes

Seul le présent compte, le reste n’est que soucis et poid superflu, irréel.
Se projeter dans l’avenir n’est intéressant que pour décider d’agir, telle la fleur qui éclot parce qu’elle veut goûter aux plaisir que le soleil lui réserve demain.

Si tout d’un coup cette fleur se souvenait que l’année passée elle s’est fânée ou qu’en automne elle ne sera plus, aurait-elle envie de sortir? C’est la même chose pour les humains. Ne pensons ni au passé ni au futur, seul ici et maintenant compte.

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